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Benoît Melançon, «En bref : Guide de la littérature québécoise / Marcel Fortin, Yvan Lamonde et François Ricard», Spirale, 84, décembre 1988, p. 15. Guide de la littérature québécoise de Marcel Fortin, Yvan Lamonde et François Ricard, Montréal, Boréal, 1988, 155 p.
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Comme le Journal de Montréal, le Guide de la littérature québécoise de Fortin, Lamonde et Ricard est de ces publications que l’on commence par la fin, soit par l’index («y suis-je ?») soit par la table des matières («où est-ce ?»). À défaut des statistiques et potins sportifs du journal de Péladeau, le lecteur pourra tirer de cet index et de cette table des matières, ainsi que d’un appendice proposant des recoupements de thèmes qui «n’ont pu être rassemblés dans une rubrique particulière», l’essentiel d’un premier contact avec les instruments de travail et de recherche en littérature québécoise. La bibliographie proposée est divisée en huit parties, elles-mêmes subdivisées et accompagnées d’un système de renvois : Dictionnaires d’uvres et d’auteurs, Ouvrages d’ensemble, Genres, Réseaux (utile section consacrée aux liens de la littérature québécoise aves les autres littératures du monde et avec ses propres communautés culturelles), Imprimé et langue (pourquoi ce regroupement ?), Recherche, Contexte (découpé en Histoire et société et Champs culturels). Les études retenues l’ont été pour leurs qualités synthétiques, et chacune d’elles est décrite : contenu, organisation du contenu, absence ou présence d’index, de bibliographies et d’appendices, etc.
Ouvrage d’introduction et de consultation, le Guide a l’avantage de la brièveté et de la clarté : on y trouve rapidement ce que l’on cherche et l’on est tout de suite fixé sur le contenu des titres. Les auteurs ont sans conteste atteint leur but : «offrir [ ] une vue à la fois systématique et économique du champ des études en littérature québécoise». S’ils prétendent à l’exhaustivité, c’est dans un cadre bien précis : donner au lecteur les «moyens» nécessaires à la poursuite de la recherche, proposer un ouvrage «de première ligne». Il serait trop facile de déplorer l’absence de tel ou tel titre, ou de critiquer la présence de tel autre, quand il faudrait plutôt féliciter les auteurs de la tenue générale de leur ouvrage; la quasi totale absence de coquilles dans un travail de ce type est en soi une réussite. Les lecteurs du Journal de Montréal peuvent-ils se vanter d’être aussi bien traités ? Il est vrai qu’ils ne sont probablement pas ceux que visent les trois professeurs de l’Université McGill
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