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Benoît Melançon, «JBM : des modèles», JBM… depuis 50 ans (journal anniversaire de la polyvalente Jean-Baptiste-Meilleur, Repentigny, Québec), 19 octobre 2013, p. 4-5. Publication complète en format PDF ici.
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JBM : des modèles
Quand je repense aux cinq années que j’ai passées à Jean-Baptiste-Meilleur, que nous appelions alors «La régionale» ou «JBM», j’ai bien sûr quelques souvenirs précis : des spectacles, dans la salle ou sur la scène, des voyages, des activités parascolaires, des campagnes de financement, plus ou moins fructueuses, des amitiés.
J’ai surtout le souvenir de professeurs (à l’époque, personne ne parlait d’«enseignants»). Je peux en effet sans mal évoquer plusieurs noms ou plusieurs visages dans plusieurs disciplines : en français, en histoire, en géographie, en sciences, en éducation physique, voire en latin, en électricité et en menuiserie ! Presque quarante ans plus tard, ce que je retiens de mes années de polyvalente, c’est d’abord et avant tout la formation que j’y ai acquise et les personnes qui en étaient responsables.
Devenu moi-même professeur, j’ai l’habitude de dire que je n’ai aucun mérite à l’être : en matière de pédagogie, personne ne forme, du moins officiellement, les professeurs d’université. Une fois que nous avons terminé une thèse, par nature hyperspécialisée, on nous met devant une classe et on nous souhaite bonne chance.
D’expérience, nous savons tous, élèves comme parents, que cela ne se passe pas du tout de la même manière au secondaire. À l’adolescence, on cherche des savoirs, certes, mais surtout des modèles. Nous en trouvons à la maison, dans les arts — dans mon cas, dans la littérature —, dans le sport ou dans les médias, mais aucun n’a l’importance de ces professeurs que nous côtoyons tous les jours.
À l’école primaire, on passe ses journées avec la même personne. Au collège et à l’université, on va de professeur en professeur sans le moindre état d’âme. C’est au secondaire que l’on doit passer d’un monde à l’autre, que l’on doit apprendre à devenir indépendant. Pour cela, il faut des points d’attache, des modèles.
Des modèles, j’en ai trouvé à Jean-Baptiste-Meilleur et je me souviens d’eux. C’est à eux que je veux rendre hommage.
Benoît Melançon
Coprésident d’honneur
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