Site de Benoît Melançon / Collection «Socius»
La collection «Socius / Littérature, art, discours, société» accueille des ouvrages dans lesquels les interactions de la culture et de la société sont centrales. Publiée par les Presses de l’Université de Montréal, elle est dirigée par Benoît Melançon du Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal.
Les ouvrages de la collection «Socius» sont disponibles sur OpenEdition.
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Dernière mise à jour : 14 octobre 2025
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Prévost, Maxime, Rictus romantiques. Politiques du rire chez Victor Hugo, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Socius», 2002, 373 p. ISBN : 2-7606-1827-7. (29,95 $ / 23 euros)
Disponible en ligne : <https://books.openedition.org/pum/20956>
Prix de l’Association des professeurs de français des universités et collèges du Canada, 2004
Quatrième de couverture«Le meurt-de-faim rit, le mendiant rit, le forçat rit, la prostituée rit, l’orphelin, pour mieux gagner sa vie, rit, l’esclave rit, le soldat rit, le peuple rit; la société humaine est faite de telle façon que toutes les perditions, toutes les indigences, toutes les catastrophes, toutes les fièvres, tous les ulcères, toutes les agonies, se résolvent au-dessus du gouffre en une épouvantable grimace de joie» (L’homme qui rit, II, IX, 2).
«Les efforts de l’homme pour se procurer de la joie sont parfois dignes de l’attention du philosophe», écrit Victor Hugo dans L’homme qui rit. Comme les autres romantiques, il fait pourtant peser un énorme soupçon sur le rire et sur la gaieté. Les rictus omniprésents sous sa plume et celle de ses contemporains appartiennent tant au sadisme qu’à la souffrance, tant au bourreau qu’à sa victime.
Alors que notre époque se montre friande de bonne humeur, de fêtes, de festivals, Victor Hugo et ses contemporains des quatre coins de l’Europe jugent que la joie est mal à-propos, elle qui résonne au milieu des souffrances populaires. Il peut lui arriver de sourire ou de verser des larmes, mais le héros hugolien ne rit pas, sauf si on l’y oblige.
Doit-on encore lire les romantiques aujourd’hui ? Oui, parce qu’ils nous rappellent qu’il faut résister à la dictature contemporaine de l’allégresse, du rire de force. Voilà pourquoi Rictus romantiques se termine par un «Éloge de la mauvaise humeur».
Maxime Prévost, après des études doctorales à l’Université McGill, est chercheur postdoctoral au Département d’études françaises de l’Université de Montréal. Il a publié des articles dans Discours social, Littératures, Neophilologus, Nineteenth-Century French Studies, Studi Francesi. Rictus romantiques est son premier livre.
Table des matièresPénombres du rire romantique
I. Gaieté perverse et rire de force
II. Discours de la Méthode
La philologie revisitée
Topologie du topos
Du personnage comme lieu commun
De la source au rapprochement
Hugo, ce méconnu
Première partie : la gaieté perverse
Chapitre 1
Le monstre et le bourreau : Han d’IslandeLe choix du noir
L’horreur de l’histoire
Physiologie du monstre
Physiologie du bourreau
Chapitre 2
Le prêtre, le brigand et la foule : Notre-Dame de Paris«Le livre le plus abominable jamais écrit»
Physiologie du prêtre
Physiologie du brigand
Physiologie de la foule
La foule, embryon du Peuple
Chapitre 3
Le bouffon de cour : Le roi s’amuseLa bataille du Roi s’amuse
Destinées clownesques
Physiologie du bouffon de cour
Triboulet, le bouffon qui ne fait rire personne
L’embryon du rire de force
Deuxième partie : la tristesse des justes
Chapitre 4
Le tyran, le soldat et le peuple : Napoléon le Petit, Châtiments, Histoire d’un crimeLittérature et politique mêlées
Les années 1852 et 1853
Physiologie du tyran
Physiologie du soldat
Physiologie du Peuple
Chapitre 5
Le forçat, la fille de joie, le gamin et le policier : les Misérables, Choses vuesL’horreur du présent
Sue, Hugo et le peuple
L’extension du domaine populaire
L’année 1862
Physiologie du forçat
Physiologie de la fille de joie
Physiologie du gamin
Physiologie du policier
«Par le fait des lois et des mœurs»
Troisième partie : le rire de force
Chapitre 6
Le Diable : la Fin de SatanPhysiologie du Diable
Métaphysique du rire satanique
Politique du rire satanique
Chapitre 7
L’écrivain : William ShakespeareLe manifeste littéraire du XIXe siècle
Physiologie de l’écrivain
La formation du peuple
Figures du sacre
Contre-figures
Ces «vérités pas bonnes à dire»
Chapitre 8
Le saltimbanque et l’orateur : L’homme qui ritLa grande cime
Ode à la gaieté perverse
Apothéose du rire de force
Consentement de la victime et rébellion
Physiologie du saltimbanque
Physiologie de l’orateur
Gwynplaine stoïcien
Éloge de la mauvaise humeur
De la gaieté perverse au rire de force
Rire pour vrai
Pour une topique historique
Que peut la littérature ?
Textes cités
Index
Comptes rendusLe Devoir, 7-8 septembre 2002, p. D6 (Marcel Fournier)
Forum (Université de Montréal), 37, 21, 17 février 2003, p. 6 (Dominique Nancy)
Nuit blanche, 91, juin 2003 (Laurent Laplante)
Revue d’histoire littéraire de la France, 103, 3, juillet-septembre 2003, p. 751-753 (Alex Lascar)
Histoires littéraires, 12, 2002, p. 159-160
Studi Francesi, 142, 48 : 1, janvier-avril 2004, p. 210-211 (Judith Wulf)
Diffusion et distribution
La collection «Socius» est distribuée au Canada par Socadis (420, rue Stinson, Saint-Laurent, Québec, Canada H4N 3L7, tél. : 514.331.3300, tél. : 1.800.361.2847 [sans frais], téléc. : 514.745.3282, téléc. : 1.866.803.5422 [sans frais], courriel : socinfo@socadis.com).
Elle est distribuée en France par SODIS (128, av. du Maréchal de Lattre de Tassigny, B.P. 142, 77403 Lagny Cedex France, tél. : 01.60.07.82.99, téléc. : 01.64.30.32.27, courriel : portail@sodis.fr).
Elle est distribuée en Belgique et au Luxembourg par Patrimoine sprl (Avenue Milcamps 119, B-1030 Bruxelles, Belgique, tél. et téléc. : 02.7366847, courriel : patrimoine@telenet.be).
Elle est distribuée en Suisse par SERVIDIS S.A. (Chemin des Chalets 7, 1279 Chavannes-de-Bogis, Suisse, tél. : 22.960.95.32, téléc. : 22.960.95.77, courriel : ssandoz@servidislogistique.ch).
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